Toitures Nouvelle-Aquitainedevis couvreur par ville

Zinguerie de toiture : faîtage, noue, solin, gouttières et prix 2026

Neuf infiltrations sur dix ne viennent pas de la couverture mais de ses points singuliers. La zinguerie assure la jonction partout où le toit change de direction, s'arrête ou rencontre un autre ouvrage. Voici le vocabulaire, les prix et les pathologies.

Mis à jour le 04/09/2026 · Prix consolidés au 03/09/2026 · Aides à jour au 1er septembre 2026 · Sources listées en fin de page

Gouttière en zinc en fin de pluie, goutte d'eau suspendue au bord

La zinguerie regroupe toutes les pièces métalliques qui rendent une toiture étanche là où les tuiles ou les ardoises s'arrêtent : faîtage, arêtier, noue, solin, rive, bande d'égout, closoir, chéneau, gouttières et descentes. Les gouttières se chiffrent au mètre linéaire : 15 à 70 €/ml en PVC, 35 à 85 €/ml en zinc, 30 à 105 €/ml en aluminium, 70 à 200 €/ml en cuivre, pose comprise. Une reprise de zinguerie localisée après infiltration se situe entre 200 à 450 €, et 400 à 2 500 € quand une noue ou un chéneau doit être refait.

Décrivez votre toit, on s'occupe du reste

De quoi votre toiture a-t-elle besoin ?
Le bâtiment concerné
La couverture actuelle
Surface du toit, à vue de nez
Vous êtes
Le chantier, c'est pour quand ?

Où vous joindre pour les devis ?

Couvreurs en Nouvelle-Aquitaine : plusieurs entreprises du secteur reçoivent votre demande et vous rappellent pour chiffrer. Vos réponses précédentes nous aident à orienter la demande.

Mise en relation gratuite : votre demande part vers plusieurs couvreurs de votre secteur, jamais vers une entreprise désignée à l'avance. Les sociétés affichées sur cette page proviennent des registres publics Sirene et ADEME ; elles ne sont pas forcément celles qui vous rappelleront.

Le vocabulaire des points singuliers

Comprendre un devis de couvreur commence par le vocabulaire de la zinguerie. Chaque terme désigne un endroit précis du toit, avec sa pièce métallique et sa pathologie propre.

Les points singuliers d'une toiture
TermeOù il se trouveÀ quoi il sert
FaîtageLigne haute, à la rencontre des deux pansFerme le sommet du toit ; posé au mortier ou à sec sur closoir ventilé
ArêtierArête saillante entre deux pans, sur les toits à croupesMême rôle que le faîtage, en diagonale
NoueAngle rentrant entre deux pansCanalise l'eau des deux versants vers l'égout ; point le plus sollicité
SolinJonction entre le toit et un mur, une souche de cheminéeEmpêche l'eau de descendre le long de la maçonnerie
RiveBord latéral du toit, côté pignonFerme la couverture et résiste au soulèvement par le vent
Bande d'égoutBas de pente, au-dessus de la gouttièreConduit l'eau dans la gouttière et protège la volige
ClosoirSous le faîtage et les arêtiersVentile la sous-toiture tout en bloquant les entrées d'oiseaux
ChéneauEncaissé dans la maçonnerie, sur les bâtiments anciensCollecte l'eau comme une gouttière, mais sans débord visible

Un point retient l'attention sur le bâti ancien du Sud-Ouest : le faîtage scellé au mortier. Longtemps la règle, il se fissure au fil des cycles de dilatation et laisse passer l'eau au sommet du toit. Le faîtage à sec sur closoir ventilé règle deux problèmes à la fois, l'étanchéité et la ventilation de la sous-face, ce qui compte quand une isolation vient d'être posée sous les rampants.

Gouttières : quatre métaux, quatre prix

Prix des gouttières posées en 2026, par mètre linéaire
MatériauPrix 2026 poséPour 28 mlPoints fortsLimites
PVC15 à 70 €/ml400 à 2 000 €Budget serré, pose sans soudure, aucune corrosionDilatation forte, jaunissement, casse au choc et par grand froid
Zinc35 à 85 €/ml1 000 à 2 400 €Durée de vie longue, réparable par soudure, aspect traditionnelPose spécialisée, sensible aux eaux acides sous certains arbres
Aluminium30 à 105 €/ml800 à 2 900 €Léger, laqué dans de nombreux coloris, sans entretienRéparation plus délicate, assemblages collés ou rivetés
Cuivre70 à 200 €/ml2 000 à 5 600 €Tenue exceptionnelle, patine recherchée sur le bâti ancienPrix, et couple électrolytique avec le zinc à éviter

Un principe technique dépasse la question du budget : deux métaux différents ne se marient pas au contact de l'eau de pluie. Une descente en cuivre au-dessus d'une gouttière en zinc corrode le zinc en quelques années. Un couvreur qui remplace une portion isolée doit donc respecter le métal en place, ou tout reprendre.

Calculer son métrage et sa section

Le métrage de gouttière se mesure simplement : c'est la longueur des débords de toit à équiper, en général les deux longs pans. Une maison rectangulaire de 12 mètres sur 8 avec gouttières sur les deux longueurs représente 24 mètres linéaires, auxquels s'ajoutent les descentes, comptées séparément, entre 3 et 6 mètres chacune selon la hauteur.

La section, elle, dépend de la surface de toiture collectée et de l'intensité pluviométrique du secteur, selon le NF DTU 40.5. Une gouttière sous-dimensionnée déborde lors des orages, exactement là où la façade est la plus exposée. Dans la moitié est de la région, en Charente, en Dordogne et en Lot-et-Garonne, la pluie arrive souvent sous forme d'orages courts et intenses plutôt qu'en crachin continu : le dimensionnement compte davantage que la fréquence de nettoyage.

Les six pathologies les plus fréquentes

  • La noue engorgée. Feuilles et mousse forment un barrage, l'eau remonte sous les tuiles. La tache d'humidité apparaît alors sur un plafond éloigné du point d'entrée.
  • Le solin fissuré. Le mortier d'un solin de cheminée se fend, l'eau longe le conduit et ressort au niveau du plafond ou dans les combles.
  • Le faîtage descellé. Quelques tuiles faîtières bougent après un coup de vent, le mortier se détache par plaques.
  • La gouttière contre-pentée. Un crochet affaissé inverse la pente : l'eau stagne, la corrosion démarre, la gouttière déborde côté mur.
  • La descente bouchée. Le dauphin en pied de descente se comble de terre et de feuilles ; l'eau reflue et s'infiltre au pied du mur.
  • La rive soulevée. Sur les façades exposées aux vents d'ouest, une rive mal fixée laisse le vent s'engouffrer sous la couverture et soulever des rangs entiers.

Les prix 2026 de la zinguerie

Interventions de zinguerie et fourchettes 2026
InterventionPrix 2026 TTCContexte
Reprise localisée après infiltration200 à 450 €Solin, faîtage, quelques tuiles, joint à refaire
Noue, chéneau ou zinguerie complète à reprendre400 à 2 500 €Dépose partielle de la couverture nécessaire
Diagnostic et déplacement150 à 300 €Recherche de l'origine, souvent déduit du devis
Gouttières zinc posées35 à 85 €/mlCrochets, naissances et descentes comprises
Réfection complète avec zinguerie130 à 320 €/m²La zinguerie est incluse dans ce prix au m²

La TVA est de 10 % sur ces travaux dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Aucune aide énergie ne finance la zinguerie : elle ne relève d'aucune fiche de prime CEE, et le sujet est développé dans notre guide des aides toiture.

Refaire la zinguerie sans toucher à la couverture

La zinguerie vieillit plus vite que la couverture qu'elle borde. Une terre cuite tient cinquante à cent ans, une gouttière zinc quelques décennies, un solin au mortier une quinzaine d'années. Il arrive donc souvent qu'un toit sain réclame une reprise complète de ses points singuliers, sans que la question de la réfection se pose.

Trois situations justifient cette intervention isolée. La première : des gouttières corrodées ou contre-pentées sur une couverture en bon état, remplacées à 35 à 85 €/ml en zinc. La deuxième : un faîtage scellé au mortier qui se délite sur toute sa longueur, repris à sec sur closoir ventilé, opération qui demande de déposer et reposer les faîtières mais pas les rangs courants. La troisième : une noue arrivée en fin de vie, souvent la pièce la plus ancienne du toit, dont le remplacement suppose de déposer deux à trois rangs de chaque côté puis de les reposer.

Le calcul économique mérite d'être posé avant de trancher. Sur une couverture qui a passé quarante ans, refaire la seule zinguerie revient à investir plusieurs milliers d'euros sur un support qui devra de toute façon être déposé dans quelques années, ce qui condamne le travail réalisé. Un couvreur honnête pose la question de l'âge de la couverture avant de chiffrer une zinguerie neuve, et propose alors de comparer avec la fourchette de la réfection complète, soit 130 à 320 €/m². À l'inverse, sur une couverture de vingt ans, la reprise de zinguerie seule prolonge le tout sans dépense inutile.

Le zinc face à l'air marin et aux rafales

Sur le littoral charentais, girondin, landais et basque, deux contraintes se cumulent. L'air chargé de sel accélère la corrosion des métaux et des fixations, ce qui fait de l'inox le standard pour les crochets et les vis. Les rafales, ensuite : les relevés Météo-France des dix dernières années dépassent 120 km/h dans plusieurs départements de la région, jusqu'à 136 km/h à la station de Niort.

La conséquence sur un devis est directe. Les rives et les bandes d'égout doivent être fixées mécaniquement, avec des entraxes réduits par rapport à l'intérieur des terres, et les gouttières demandent des crochets plus rapprochés. Un devis qui reprend, à Royan ou à Biarritz, les mêmes quantités de fixations qu'à Guéret passe à côté de l'exposition réelle.

Entretenir sa zinguerie

Deux passages par an suffisent dans la plupart des cas : un à l'automne, après la chute des feuilles, un au printemps. Le contenu tient en quatre gestes : vider gouttières et naissances, contrôler l'écoulement des descentes avec un seau d'eau, vérifier les solins de cheminée depuis les combles ou à la jumelle, et repérer les tuiles de rive ou de faîtage qui ont bougé.

Un couvreur facture ce contrôle dans le cadre d'un forfait d'entretien, souvent couplé au démoussage. Les fourchettes et la fréquence utile selon la pluviométrie de votre secteur figurent dans le guide démoussage de toiture.

Lire la partie zinguerie d'un devis

Sur une réfection complète, la zinguerie représente une part modeste du montant total et une part majeure du risque de fuite future. Quatre points la rendent lisible.

  1. Les mètres linéaires. Gouttières, noues, rives, faîtage : chaque poste doit être chiffré en mètres, pas au forfait global.
  2. Le métal et son épaisseur. Zinc de 0,65 mm, aluminium laqué, cuivre : la mention doit être explicite, et cohérente avec l'existant.
  3. Le mode de pose du faîtage. À sec sur closoir ventilé, ou scellé au mortier. Sur une toiture isolée, la ventilation change tout.
  4. Les fixations. Crochets inox sur le littoral, entraxes précisés, traitement des rives en zone exposée.

Le reste des contrôles avant signature figure dans notre guide pour choisir un couvreur, et les fourchettes complètes dans le guide des prix au m². Pour un chiffrage rattaché à votre commune, voyez les pages La Rochelle, Bordeaux, Royan ou Niort, ou partez de l'accueil.

Questions fréquentes

Combien coûte le remplacement des gouttières d'une maison ?

Le prix se calcule au mètre linéaire : 15 à 70 €/ml en PVC, 35 à 85 €/ml en zinc, 30 à 105 €/ml en aluminium et 70 à 200 €/ml en cuivre. Sur une maison courante de 28 mètres linéaires de gouttières, cela donne 1 000 à 2 400 € en zinc.

Zinc ou PVC pour des gouttières ?

Le PVC coûte deux à trois fois moins cher et se pose sans soudure, mais il se dilate fortement, jaunit et casse net sous un choc d'échelle ou par grand froid. Le zinc dure plusieurs décennies, se soude et se répare. Sur une maison ancienne en secteur protégé, le PVC est souvent refusé pour des raisons d'aspect.

Qu'est-ce qu'une noue et pourquoi fuit-elle ?

La noue est l'angle rentrant formé par la rencontre de deux pans de toiture. Elle concentre le débit des deux versants, ce qui en fait le point le plus sollicité du toit. Feuilles et mousse s'y accumulent, l'eau remonte sous la couverture par capillarité, et l'infiltration apparaît souvent loin du point d'entrée.

Un solin de cheminée se répare-t-il seul ?

Un solin fissuré peut être repris localement, avec un nouveau mortier ou une bande métallique engravée dans la maçonnerie. C'est une intervention courante, dans la fourchette 200 à 450 €. Une souche entière à reprendre relève d'un chantier plus lourd.

Faut-il des grilles anti-feuilles sur les gouttières ?

Elles limitent les engorgements sous les arbres, mais retiennent aussi les brindilles et le lichen en surface. Elles ne dispensent pas d'un nettoyage : elles le déplacent du fond de la gouttière vers le dessus de la grille.

La zinguerie est-elle couverte par la garantie décennale ?

Oui, dès lors qu'un défaut compromet l'étanchéité de l'ouvrage. La garantie court dix ans à compter de la réception des travaux, au titre des articles 1792 et 1792-6 du code civil.

Sources et méthode

  • Prix consolidés au 2026-09-03 : abctravaux (2026), travaux.com (2026), prix-pose (2026).
  • Règles techniques : NF DTU 40.5 pour l'évacuation des eaux pluviales, NF DTU 40.41 pour les couvertures en zinc, NF DTU 40.46 pour le plomb, NF DTU 40.45 pour le cuivre.
  • Garantie décennale : loi 78-12 du 4 janvier 1978, articles 1792 et 1792-6 du code civil, article R243-2 du code des assurances pour la remise de l'attestation.
  • Rafales maximales par département : Météo-France, données climatologiques quotidiennes 2016-2025 sur data.gouv.fr.

Passer du prix au devis. Un tableau situe le budget, une visite le fixe. Décrivez votre toiture en trois écrans : plusieurs couvreurs de Nouvelle-Aquitaine reçoivent la demande et chiffrent gratuitement.

Recevoir mes devis
Recevoir mes devis